La grande chaleur est arrivée sur les coteaux de Cérinhac. Ce matin, en montant dans les vignes avant le lever du jour, nous avons posé la main sur un galet roulé : il était déjà tiède. À midi, il brûle. La canicule, nous la connaissons bien ici, mais elle ne se prend jamais à la légère.
La vigne, elle, sait faire. Elle plonge ses racines à plusieurs mètres pour chercher la fraîcheur du calcaire. Nous n'avons pas cette chance. Par ces temps de fournaise, la règle du domaine tient en un mot : l'eau. Boire avant d'avoir soif, boire régulièrement, boire même sans en avoir envie. Le corps, c'est comme un cep : sans eau, il fane.
« Quand la pierre a soif, l'homme a déjà trop attendu pour boire. »
Trois règles de canicule
- Buvez — au moins un grand verre d'eau toutes les heures. Gardez une gourde à portée de main.
- Abritez-vous — entre midi et 16 h, restez à l'ombre de la treille ou dans la cave voûtée, où l'air reste frais.
- Veillez sur les vôtres — un appel aux anciens, aux voisins, à ceux qui vivent seuls. La chaleur frappe d'abord les plus fragiles.
Le saviez-vous ?
En plein effort sous la canicule, on peut perdre plus d'un litre et demi d'eau par heure, parfois sans transpirer visiblement. C'est pourquoi il ne faut pas se fier à la soif : quand elle arrive, le corps manque déjà d'eau. Buvez peu, mais souvent.
1,5 L
d'eau perdue / heure
38°C
sur les galets à midi
12h‑16h
les heures à éviter
8
verres / jour minimum
Et non, le verre de rouge ne compte pas comme de l'hydratation. Par grande chaleur, le vin attend le soir, quand l'air se rafraîchit et que la vallée respire enfin. En journée : eau fraîche, eau de source, eau citronnée si le cœur vous en dit.
Prenez soin de vous et restez au frais. Si le soleil tape pendant votre visite, la cave voûtée reste fraîche, et une carafe d'eau vous y attend toujours.